Chapter 13
1 Enoch partit donc, et il dit à Azaziel 1 : Il n’y a plus de paix pour toi, Une grande sentence a été prononcée contre toi. Il t’enchaînera ;
- Le nom d’Azael s’est conservé comme celui d’un démon qui garde des trésors cachés. Voir l’écrit intitulé Secretum secretorum dans Reginald Scot, Discovery of witchcraft, l. , Horst, Zauberbibliothek, passim, et la note d’Hoffmann, t. I, p. 158.
2 Il n’y aura jamais pour toi ni soulagement ni miséricorde, ni intercession, à cause de l’oppression que tu as enseignée.
3 Et parce que tu as appris aux hommes à outrager Dieu, à pécher et à tyranniser leurs semblables.
4 Et je le quittai, et j’allai annoncer la même nouvelle à tous les compagnons de ses crimes ;
5 Et ils furent terrifiés et saisis d’un affreux tremblement ;
6 Et ils me supplièrent d’écrire pour eux une humble supplique pour obtenir le pardon de leurs fautes ; ils me prièrent de la faire parvenir au trône du Dieu du ciel, car ils n’osaient ni s’adresser à lui, ni même lever les yeux au ciel, à cause du grand crime pour lequel ils avaient été jugés.
7 Alors, j’écrivis une humble supplique à leur sujet, afin de leur faire obtenir repos et miséricorde pour tout ce qu’ils avaient fait.
8 Puis je les quittai, et continuai ma route, tout en lisant leur requête, vers les eaux du Danendan, qui se trouvent à l’ouest d’Armon, et je m’endormis 1.
- La petite rivière de Dan, dont il s’agit ici, se jette dans le Jourdain, après avoir parcouru un terrain rocailleux ; Josèphe en parle ( Antiq. jud., l. , c. 10, v. 3), et l’appelle le petit Jourdain ; elle est au sud-ouest du mont Hermon ; voir Burckhard, Voyage en Palestine.
9 Et voici que j’eus un songe, et une céleste vision. Je tombai en extase, et je vis dans une vision, la punition dont je devais annoncer la triste nouvelle aux enfants des cieux, et les réprimander. Quand je m’éveillai, je me rendis auprès d’eux. Ils étaient réunis, pleurant et la face voilée dans Ubelseiael 1, lieu situé entre le Liban et Seneser.
- Le nom Ubelsciael ne se trouve que cette fois dans le livre d’Enoch (Silvestre de Sacy écrit Oubilsalȧjel). Hoffmann lui consacre une note, p. 166, et pense que d’après diverses racines hébraïques auxquelles il peut se rapprocher, il doit avoir le sens de lieu de supplication à Dieu ou de lieu des insensés.
10 Je leur fis part de mes visions et de mes songes. Et je leur adressai ces paroles de la justice, et les réprimandes que méritaient les enfants des cieux.